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Propriétés biologiques du Magnésium, de la taurine et des Vitamines B

magnesens

Avant-propos

Ces dernières années, le Magnésium a fait l’objet de nombreux intérêts, d’une part à cause du retard des connaissances par rapport aux autres ions présents dans l’organisme et, d’autre part, en raison de la prise de conscience de son implication dans de nombreuses pathologies. La place du Magnésium dans la physiologie de la cellule a été reconnue avant celle du Calcium, puisque c’est là qu’il se trouve principalement. Mais peu d’importance a été accordée à ce minéral. Pourtant, le Magnésium est essentiel car il intervient dans plus de 300 réactions enzymatiques indispensables, en particulier la production d’ATP. Malgré cette importance biochimique, l’étude SU.VI.MAX a montré que 18% des femmes et 23% des hommes reçoivent moins des 2/3 des apports nutritionnels conseillés.

Pendant quelques années, la taurine était au centre de nombreuses polémiques suite à sa présence dans la boisson énergétique « Red Bull ». Depuis 2008, cette boisson est de nouveau autorisée en France et l’Institut de Veille Sanitaire (INVS) affirme que les troubles de santé associés à l’ingestion de « Red Bull », ne sont pas dus à la taurine qu’elle contient mais à l’association caféine et alcool. La taurine est une substance encore méconnue du grand public et des professionnels de santé. Pourtant, cet acide aminé soufré présente de nombreuses propriétés biologiques intéressantes agissant à bien des niveaux de l’organisme et jouant un rôle synergique avec le Magnésium. Nous verrons que cette synergie permet la prévention de certaines pathologies.

Les vitamines B, cofacteurs avec le Magnésium, catalysent l’ensemble des réactions biochimiques conduisant à la synthèse de l’énergie. La vitamine B6, associée au Magnésium et à la taurine, permet la synthèse de la taurine, du GABA, de la sérotonine et de la mélatonine. Ces substances sont essentielles dans la réduction du stress, de l’anxiété et dans la qualité du sommeil. La taurine, le Magnésium et les vitamines du groupe B sont à associer pour la prévention et le traitement des maladies cardiovasculaires et les troubles neuropsychologiques.

Nous vous présenterons au fil de cette lettre les propriétés de ces ingrédients.

Nous vous souhaitons une agréable lecture et vous rappelons que toute notre équipe de conseillers reste disponible au numéro vert :

Le comité scientifique

Nous vous souhaitons une agréable lec­ture et vous rappelons que notre équipe de conseillers reste à votre disposition pour tout renseignement complémentaire au : Numéro vert : 0800 905 418.

Le comité scientifique

I) LE MAGNÉSIUM

 

Le Magnésium est apporté par l’alimentation (1000 calories - kcal - apportent en moyenne 120 mg de Magnésium). Ce minéral est surutilisé en situations de stress. Les études menées en France montrent que les déficits sont répandus : plus de 20% des Français ne reçoivent pas la dose recommandée. Les déficits sont une cause majeure de fatigue et de stress.

 

Les Apports Nutritionnels Conseillés (ANC) en Magnésium sont de 6 mg/kg/j soit 330 mg/j pour une femme de 55 kg et 420 mg/j pour un homme de 70 kg. La grossesse et l’allaitement nécessitent une majoration de 50% des apports journaliers soit 500 mg/j.

 

En Occident, les ANC sont satisfaits jusqu’à l’âge de 12 ans. Au-delà de cet âge, l’apport moyen en Magnésium est insuffisant par rapport aux ANC.

1) Causes de déficits en Magnésium

Le déficit peut être d’origine alimentaire, suite à un stress aigu ou chronique, provoqué par un excès de sport. Le groupe HLA B35 (18% de la population française) présente une moins bonne rétention cellulaire du Magnésium.

Les fibres alimentaires réduisent l’absorption du Magnésium. L’alcoolisme induit une malabsorption et une hyperexcrétion sudorale, urinaire et intestinale de Magnésium. Le stress du sevrage alcoolique augmente la taurinurie et la magnésurie.

Une hyperexcrétion magnésique accessoire peut se remarquer lors d’un allaitement excessif, d’une hypersudation ou d’une hyperexcrétion intestinale.

Le déficit magnésique peut être d’origine iatrogène. C’est le cas des intoxications chroniques : béryliose, fluorose, manganisme, saturnisme, intoxication par le Cadmium et l’Ammoniac. Les médicaments responsables de déperditions iatrogènes sont les diurétiques, les cardiotoniques, les neuroleptiques, les anticonvulsivants, la corticothérapie à haute dose, les hypercalcémiants et la gentamycine. Les antibiothérapies et chimiothérapies “ néphrotoxiques “ occasionnent une déperdition urinaire de Magnésium.

2) Signes d’une carence en Magnésium

Le Magnésium intervenant dans de très nombreuses fonctions, sa carence peut avoir pour conséquence des troubles cardiovasculaires, rénaux, osseux, immunitaires. De récentes études ont montré que ce manque avait une répercussion sur les métabolismes des glucides et des lipides. Le déficit magnésique entraîne des troubles de la personnalité de type névrotique, une anxiété, une hypochondrie, des phobies voire une dépression.

Un manque de Magnésium provoque une hyperexcitabilité nerveuse et musculaire, avec survenue de crampes, fourmillements, sensibilité exagérée au stress, spasmes artériels, insomnies, augmentation du rythme cardiaque, réactions allergiques, vertiges, migraines, anxiété, hyperémotivité, fatigue psychique et musculaire, refroidissement des extrémités par temps froid et humide (syndrome de Raynaud).

3) Teneur et biodisponibilité

 

 

 magne sens sofibio

Il existe trois générations de sels de Magnésium :

-les sels inorganiques insolubles (oxyde, carbonate, hy

droxyde),

-les sels inorganiques solubles (chlorure, sulfate),

-les sels organiques solubles (citrate, lactate, gluconate...) et les complexes organiques solubles (glycinate et bisgly­cinate).

Les différentes formes ne renferment pas toutes la même quantité de Magnésium élément. Il faut aussi s’intéresser à la biodisponibilité de ce Magnésium élément, c’est-à-dire la quantité réellement absorbée. Le but de la prise du Magnésium est son absorption. Or, si un sel est lax­atif, le Magnésium se retrouve dans les selles sans avoir eu le temps d’être assimilé par l’organisme. 

 

BISGLYCINATE DE MAGNÉSIUM

Le bisglycinate est une forme dans laquelle le Magnésium est lié à la glycine, un acide aminé (forme chélatée). La disponibilité de cette forme est très bonne et l’assimilation excellente.

 

magne sens sofibio

II) PRINCIPAUX RÔLES PHYSIOLOGIQUES DU MAGNÉSIUM

stress fatigue

1) Stress et fatigue

Le Magnésium intervient dans toutes les étapes de la glycolyse et du cycle de Krebs permettant la synthèse d’ATP. La libération d’énergie via les ATPases est aussi Magnésium dépendante. Ce minéral est le catalyseur coenzymatique de 400 réactions biochimiques. Par ailleurs, toutes les vitamines B sont cofacteurs de cette production d’énergie.

Le stress favorise une hypernoradrénergie qui fait entrer massivement le Calcium dans la cellule d’où une sortie de Magnésium de cette même cellule. Le recaptage n’étant pas total, le Magnésium circulant augmente, le rein en éliminera une partie. Le stress répété est responsable d’une surutilisation du Magnésium par déperdition urinaire. Cette perte de magnésium accroît la vulnérabilité au stress.

De plus, ce minéral est l’inhibiteur du Calcium : il module la quantité de Calcium entrant dans la cellule. Sa baisse entraînera une entrée massive de Calcium sous l’effet de la noradrénaline et ainsi de suite.

Cette hypersécrétion de noradrénaline implique aussi une inhibition des circuits neuronaux sédatifs (sécrétion de GABA, de sérotonine et de taurine) et une activation de la synthèse des neuromédiateurs excitateurs comme l’aspartate et le glutamate provoquant une élévation du cortisol circulant, d’où la spirale et l’auto-amplification du stress.

Le Magnésium, catalyseur essentiel à la production d’ATP, est moins disponible, favorisant ainsi une fatigue, une baisse de la capacité à produire de l’énergie. La noradrénaline va aussi libérer l’énergie nécessaire au métabolisme, d’où un épuisement à long terme.

2) Contraction musculaire

La présence équilibrée de Calcium et Magnésium permet le contrôle de l’excitabilité neuromusculaire, le Magnésium assure la stabilité membranaire. Il diminue l’excitabilité neuromusculaire en agissant à la fois sur la fonction neuromusculaire et le neurone, permettant ainsi une réponse musculaire adaptée à l’intensité de l’effort.

Le Magnésium extracellulaire modulerait la contraction des muscles striés (effet myorelaxant) et des muscles lisses (effet musculotrope).

Le Magnésium se comporte comme un antagoniste calcique au niveau des muscles striés et au niveau myocardique. Le déficit en Magnésium favorise l’entrée dans la cellule de Calcium, responsable d’une hyperactivité neuromusculaire (crampes, myalgie, tremblements). L’effet sédatif s’exerce également sur la musculature intestinale, où le Magnésium serait un antispasmodique et un sédatif de l’appareil digestif. Le même type d’effets aurait lieu au niveau des bronches.

3) Croissance osseuse

Le Magnésium est nécessaire à la croissance osseuse et à la minéralisation de l’os. Agissant sur la synthèse et l’activation des phosphatases alcalines, des pyrophosphatases, des ATPases et sur la formation du collagène, il active l’ossification en agissant sur la matrice protéique de l’os et sur sa minéralisation.

4) Système nerveux central

Le Magnésium exerce un effet sédatif sur l’influx nerveux, au même titre que sur les muscles.

5) Système cardiovasculaire

Le Magnésium ralentit la conduction cardiaque. Un déficit entraîne une hyperexcitabilité par augmentation du Calcium intracellulaire. A forte dose, les sels de Magnésium auraient des effets vasodilatateurs et bradycardisants. Certains auteurs ont observé une action bénéfique du Magnésium dans le traitement de l’hypertension artérielle et de l’insuffisance cardiaque. On lui prête également une activité cardioprotectrice : c’est un antagoniste calcique antihypoxique et anti-ischémique. En s’opposant à l’effet du Calcium, il permet d’éviter l’insuffisance d’apport en Oxygène au niveau du muscle cardiaque, lequel ne souffrira pas des dommages d’une nécrose. II améliore, en outre, la récupération post-ischémique. Le Magnésium est un stabilisant plaquettaire par modulation de l’agrégation des plaquettes sanguines. Il stabilise les érythrocytes en participant à leur déformation. Ces propriétés stabilisatrices lui confèrent une activité globale antithrombotique.

6) Système immunitaire

Le Magnésium stimule la synthèse d’anticorps et d’interférons. Un déficit serait à l’origine d’une exacerbation des réponses inflammatoires et de l’hypersensibilité.

7) Vieillissement

Le Magnésium jouerait un rôle non négligeable dans les différents processus du vieillissement. Le déficit contribuerait notamment au vieillissement et à la vulnérabilité des sujets âgés aux pathologies.

8) Fonctions de reproduction

Le Magnésium jouerait un rôle dans les fonctions de reproduction, en particulier pour la motilité des spermatozoïdes.

III) LA TAURINE

C’est le principal acide aminé intracellulaire libre trouvé dans de très nombreux tissus humains et animaux. La taurine est abondante dans le règne animal, dans toutes les branches de l’arbre phylogénétique conduisant aux mammifères. On la trouve peu dans le règne végétal. Chez l’homme, la taurine est l’un des acides aminés libres les plus abondants de l’organisme. Elle est présente quasiment dans tous les tissus et principalement dans les tissus excitables du corps (le système musculaire, nerveux, la rétine et la cornée), le cerveau, la rate, les reins, les surrénales, le foie, la thyroïde, le pancréas, les poumons, les muscles, les plaquettes, les leucocytes et le plasma : ce qui laisse supposer une importance biologique pour les mammifères.

1) Biosynthèse

L’homme a une capacité de synthèse très réduite et donc il dépend de l’apport exogène en taurine. La biosynthèse est catalysée par le Magnésium, les vitamines B9, B12. L’intégrité des équipements enzymatiques assure la synthèse de la taurine à partir de la méthionine. Ces enzymes dépendent de la vitamine B6, B9 et B12.

2) Absorption

Administrée per os, la taurine est absorbée par le tractus digestif au niveau de l’estomac et de l’intestin grêle. Elle se fait de façon spécifique et avec une grande affinité au niveau des microvillosités membranaires. Après le passage de la barrière intestinale, la taurine gagne la veine porte et subit un premier passage hépatique. Ensuite, la taurine gagne la circulation générale où elle est transportée vers les différents organes.

La taurine traverse de façon active la barrière hémato-encéphalique. Elle passe également la barrière placentaire et se concentre efficacement dans la circulation foetale.

3) Besoins nutritionnels

Le besoin nutritionnel moyen pour l’homme est de 50 à 150 mmol/kg par jour, en tenant compte de la synthèse endogène à partir des acides aminés soufrés (synthèse très faible). Les besoins d’un adulte en bonne santé oscillent entre 40 et 400 mg par jour. Ils varient en fonction de l’âge, du métabolisme individuel et reflètent l’état de croissance et certains états physiologiques.

4) Causes de carences

Les carences d’apport peuvent être expliquées par deux phénomènes : une insuffisance de la ration alimentaire ou des troubles de l’absorption.

- Insuffisance de la ration alimentaire

La carence en taurine est très marquée chez l’enfant en période de sevrage. C’est une période où l’enfant passe progressivement d’une alimentation lactée riche en taurine à une alimentation pauvre en cet acide aminé et en protéines.

Elle apparait également chez les personnes ayant une mauvaise alimentation, les personnes âgées, les végétariens…

- Troubles de l’absorption

On les observe lors des troubles de l’intégrité du tube digestif (affections chroniques avec troubles du transit, prise de certains médicaments (laxatifs, pansements gastriques, certains antibiotiques…).

- Carences relatives

Elles sont dues à un accroissement des besoins et à une élimination accrue.

L’accroissement des besoins peut être observé en cas de diminution de certaines enzymes, lors de maladies infectieuses, durant la grossesse et l’allaitement. De plus, durant cette période, on observe une carence en vitamines B. Les besoins en taurine sont augmentés en cas d’efforts intenses, lors des efforts physiques, en période de croissance.

Un accroissement de l’élimination accrue de la taurine est observé lors des carences en vitamines A et E, des carences en Magnésium et en Zinc, lors de traitement diurétique favorisant la hausse de l’excrétion rénale, en cas d’allaitement du fait de son élimination par voie lactée, d’où l’importance de sa supplémentation pour prévenir tout déséquilibre chez la maman et le bébé.

IV) PROPRIÉTÉS BIOLOGIQUES DE LA TAURINE

1) Le système nerveux central

La taurine possède un fonctionnement similaire à un neurotransmetteur inhibiteur dans certaines régions du système nerveux central.

Toute supplémentation en taurine renforce ou supporte la fonction GABAergique et devient pertinente pour prévenir l’excès de stimulation provoquée par des taux élevés d’acides aminés excitateurs. De même, la taurine est accrue lors de la réponse à la présence de radicaux libres. Ces derniers provoquent une hausse de la production de glutamate.

 Son activité magnéso-fixatrice évite la fuite de Magnésium, cause et conséquence d’un état d’anxiété. En outre, sa capacité à améliorer l’incorporation intracellulaire du Magnésium renforce sa qualité de défense contre le stress. La synergie Magnésium, taurine et vitamine B6 permet de contrôler le taux de catécholamines, neurotransmetteurs excitateurs, et de renforcer l’action du GABA.

 

2) Le système cardiovasculaire

La taurine est l’acide aminé le plus abondant du myocarde. Elle y représente 50% du pool myocardique total. La taurine exerce une grande variété d’activités cardiovasculaires comme :

- un effet stabilisant de membrane,

- une action inotrope,

- une action hypotensive,

- une diminution de la production de radicaux libres,

- un effet antiarythmique,

La taurine a un effet sur les arythmies cardiaques en normalisant le fonctionnement du coeur grâce à son action sur l’initiation et la conduction de l’influx nerveux intracardiaque dans le tissu nodal et sur la période réfractaire des cellules myocardiques.

L’effet inotrope de la taurine s’explique par une augmentation de la concentration intracellulaire en Calcium favorisant la contraction de l’actine et la myosine du myocarde. Ce dernier se contracte mieux, se vide mieux et se remplit ainsi mieux. C’est l’effet inotrope positif.

Taurine et angiotensine II :

La taurine inhibe quelques-uns des effets cardiaques de l’angiotensine II. Elle bloque l’action vasoconstrictrice et, par ce mécanisme, évite l’augmentation de la pression artérielle.

Taurine et infarctus du myocarde :

La taurine, par ses effets antiarythmique et cardiotonique, pourrait prévenir l’ischémie et la nécrose du tissu cardiaque. Elle diminue les risques de voir apparaître un infarctus du myocarde.

3) Régulation du volume cellulaire : osmorégulation

La capacité des cellules vivantes à réguler leur volume cellulaire est l’une de leurs propriétés fondamentales. Ceci leur permet de maintenir l’homéostasie physico-chimique. La taurine joue un rôle majeur dans l’osmorégulation.

4) Action cellulaire

Au niveau cellulaire, la taurine va avoir deux fonctions très importantes pour l’ensemble de l’organisme : stabilisatrice de membrane et une action sur les flux calciques.

L’action stabilisatrice de membrane de la taurine s’effectue en régulant la pression osmotique de la cellule et en maintenant l’homéostasie des ions intracellulaires. La taurine contribue au transport de l’eau métaboliquement produite dans le cerveau.

La taurine module de nombreux processus calciques notamment au niveau cardiaque, dans le cerveau, la rétine et d’autres tissus. Elle est un régulateur du calcium extra et intra-cellulaire.

5) Métabolisme des lipides

La tauroconjugaison La principale réaction biochimique impliquant la taurine est la conjugaison des acides biliaires afin de former des sels biliaires indispensables à la formation des micelles dans la captation des graisses (capacité de la bile à dissoudre le cholestérol et à l’excréter).

Action sur les voies biliaires

Les tauroconjugués ont un rôle cholérétique (augmentent la sécrétion des sels biliaires par une stimulation des hépatocytes, la taurine facilite le travail des enzymes digestives au niveau du foie et de la muqueuse intestinale) et un rôle cholagogue (augmentation de la chasse biliaire).

6) Immunorégulation

Le rôle de la taurine semble primordial dans l’immunité, en diminuant la libération du tumor necrosis factor (TNF) et en augmentant les capacités antibactériennes des macrophages. Les granulocytes et les lymphocytes contiennent de grandes quantités de taurine.

7) La rétine

La taurine est l’acide aminé prépondérant (45 à 50% du pool total) dans la rétine et les concentrations les plus élevées sont retrouvées dans les cellules photoréceptrices. Elle a un rôle physiologique important du fait de son action neurotrophique. La taurine maintient l’activité structurale et fonctionnelle des cônes et des bâtonnets photorécepteurs de la rétine. La taurine est intéressante dans la prévention de la cataracte.

8) Détoxification

La taurine inhibe la translocation endotoxinique intestinale et, par voie de conséquence, décroît l’atteinte hépatique. La taurine se lie à des produits toxiques ou polluants et entraîne leur élimination par la bile (tauroconjugaison). Elle joue un rôle important dans la phase 2 de détoxification hépatique. La taurine a un effet de désintoxication durant les efforts physiques importants, pour réduire les actions des toxines produites lors de la métabolisation des ressources énergétiques (sucres et graisses).

9) Epilepsie

On attribue souvent une action anticonvulsivante à la taurine, ce qui semble logique au vu de son action au niveau du système nerveux central. En effet, en modulant l’hyperexcitabilité des cellules et en renforçant la fonction GABA, elle réduit l’épilepsie.

10) Indications chez le sportif

Compte tenu de ses propriétés évoquées précédemment, la taurine est indiquée pour :

- la stabilisation de la membrane (au niveau du muscle notamment),

- améliorer l’osmorégulation,

- équilibrer la fonction cardiaque et l’activité musculaire,

- faciliter l’élimination des produits de dégradation du métabolisme cellulaire : acide lactique, acide urique.

On peut comprendre l’utilisation grandissante de la taurine dans la pratique du sport en général et d’endurance en particulier : meilleure récupération et amélioration des performances.

V) VITAMINES B

vitamine b

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

Plusieurs études ont montré que la consommation de vitamine B1 (thiamine) est basse : 25% d’une population adulte de référence se trouve en état de carence en thiamine. De même, 50 à 60% des Français reçoivent moins de 80% des ANC en cette vitamine.

 

Une étude a montré qu’en France, près de 50% de la population ne reçoivent pas 80% des ANC en vitamine B.

 

LES FACTEURS DE DÉFICIENCE

 

Les modes alimentaires, certaines technologies agricoles, le traitement industriel des aliments appauvrissent l’alimentation. Il existe des carences en niacine (vitamine B3) dans les régimes pauvres en protéines d’origine animale.

 

L’organisme ne contient que peu de réserves en vitamines du groupe B. Les opérations de raffinage (farine blanche), la mise en conserve, l’irradiation et la cuisson entraînent des pertes en B1 et B5. Les consommations de café et d’alcool sont également préjudiciables. Enfin, certains poissons crus et crustacés contiennent de la thiaminase, une enzyme destructrice de la vitamine B1. La vitamine B8 est altérée par la lumière. La vitamine B9 est détruite par le blanchiment des légumes et par les cuissons.

 

 

 

1) Maladies cardiovasculaires

 

Les vitamines B6, B9 et B12 sont indispensables dans la prévention cardiovasculaire. Elles constituent les cofacteurs d’enzymes du recyclage de l’homocystéine très athérogène formée au cours du métabolisme de la méthionine. En outre, la vitamine B6, en intervenant dans la synthèse des acides biliaires, collabore au métabolisme du cholestérol.

 

2) Stress, anxiété, fatigue

 

La lutte contre le stress psychologique et l’excitation nerveuse nécessite une supplémentation en taurine, Magnésium et vitamines B3, B5, B6, B8 et B9.

 

La vitamine B1 est indispensable à l’utilisation des glucides de l’alimentation et participe à la production de l’acétylcholine (indispensable au fonctionnement des muscles, dont le coeur) et à la transmission de l’influx nerveux. Elle partage de nombreux signes de carence avec les vitamines B3, B5, B6, B8, B9 : fatigue progressive, baisse des capacités de concentration et de mémorisation, céphalées, perte d’appétit, baisse de motivation, irritabilité, altérations de l’humeur, difficulté d’endormissement, insomnies, anxiété voire dépression. La synergie Magnésium, taurine et vitamine B6 permet de contrôler le taux de catécholamines, neurotransmetteurs excitateurs, et de renforcer l’action du GABA.

 

Comme la majorité des vitamines du groupe B, la vitamine B6 est essentielle à la production d’énergie à partir du glycogène musculaire. Elle joue un rôle crucial dans la synthèse de certains anticorps, de l’hémoglobine et de certains neurotransmetteurs. Elle exerce un rôle important dans le maintien de l’équilibre psychique.

 

 

 

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